Dossier authentique, publié avec l'accord des personnes défendues et intégralement caviardé. Lire l'avertissement complet.
- 1Comment tout a commencé
- 2La déclaration de guerre
- 3Le cauchemar
- 4Première contre-attaque
- 5Premier retour de bâton
- 6Deuxième contre-attaque
- 7La décision qui renverse tout
- 8Rendez-vous à l'aube
- 9Les réactions
- 10Les suites
Le cauchemar
Deux heures, et la police à la porte
Le Tribunal met deux heures à rendre sa décision.
Il condamne Maria, sous la menace de l'art. 292 CP, à restituer à Luciano la possession de la chambre, et autorise ce dernier à faire appel à la force publique pour exécuter la décision dès son prononcé. Il ajoute une amende de mille francs par jour de retard.
Les policiers débarquent à plusieurs, tard le vendredi soir. Ils ne trouvent sur place qu'un seul membre de la famille : le plus jeune des enfants. Ils exigent de lui qu'il remette les clés de l'appartement à Luciano et le laisse entrer. L'enfant, terrorisé à l'idée de cohabiter seul avec cet intrus devenu hostile, demande à pouvoir appeler sa mère, qui est à l'étranger. Le policier refuse. Il a sous les yeux une décision du Tribunal des baux et loyers, et cela lui suffit.
Ils repartent, laissant à l'intérieur l'enfant et l'ex-amant de sa mère, triomphant.
Si triomphant qu'il quitte sa cabine du salon pour s'installer dans la chambre principale. La chambre parentale.
Il a gagné.
Ordonnance de mesures superprovisionnelles du 23 avril
6 pages. Cliquez pour feuilleter.





