L'amant parasite

Cas n° 1, chapitre 3

Dossier authentique, publié avec l'accord des personnes défendues et intégralement caviardé. Lire l'avertissement complet.

Chapitre 3 sur 1023 avril, soir

Le cauchemar

Deux heures, et la police à la porte

Le Tribunal met deux heures à rendre sa décision.

Il condamne Maria, sous la menace de l'art. 292 CP, à restituer à Luciano la possession de la chambre, et autorise ce dernier à faire appel à la force publique pour exécuter la décision dès son prononcé. Il ajoute une amende de mille francs par jour de retard.

Les policiers débarquent à plusieurs, tard le vendredi soir. Ils ne trouvent sur place qu'un seul membre de la famille : le plus jeune des enfants. Ils exigent de lui qu'il remette les clés de l'appartement à Luciano et le laisse entrer. L'enfant, terrorisé à l'idée de cohabiter seul avec cet intrus devenu hostile, demande à pouvoir appeler sa mère, qui est à l'étranger. Le policier refuse. Il a sous les yeux une décision du Tribunal des baux et loyers, et cela lui suffit.

Ils repartent, laissant à l'intérieur l'enfant et l'ex-amant de sa mère, triomphant.

Si triomphant qu'il quitte sa cabine du salon pour s'installer dans la chambre principale. La chambre parentale.

Il a gagné.

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